Adoptez une alimentation durable

Depuis plusieurs années, le contenu de nos assiettes a considérablement changé. Au menu, nous retrouvons des aliments parfois trop transformés et déconnectés de leur saisonnalité. Si l’acte même de manger peut paraître assez banal, il devient beaucoup plus complexe lorsque l’on y ajoute des enjeux de durabilité.

Découvrez dans cet article comment adopter une alimentation durable, saine et équilibrée, pour préserver votre santé et celle de la planète.

L’impact environnemental de notre alimentation

Plusieurs études et chiffres mettent en avant l’impact environnemental de notre alimentation.

En effet, les émissions de gaz à effet de serre issues du champ à l’assiette représentent environ 24% de l’empreinte carbone totale des ménages. L’agriculture en général représente les deux tiers de l’empreinte carbone de l’alimentation, dont 44% sont dus aux émissions de méthane des élevages 1 Les aliments qui parcourent de nombreux kilomètres avant d’être consommés, participent également à l’augmentation de la pollution due aux différents types de transport.

De plus, les ressources naturelles ne sont pas infinies. 80 % de la déforestation dans le monde est due à la production agricole 2

L’intérêt est donc de faire baisser ces émissions de gaz à effet de serre, préserver les terres, tout en adoptant une alimentation variée et équilibrée.

Qu’est-ce que l’alimentation durable ?

D’après la FAO (Food and Agriculture Organization) : « les régimes alimentaires durables sont des régimes alimentaires ayant de faibles conséquences sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations actuelles et futures. Les régimes alimentaires durables contribuent à protéger et à respecter la biodiversité et les écosystèmes, sont culturellement acceptables, économiquement équitables et accessibles, abordables, nutritionnellement sûrs et sains, et permettent d’optimiser les ressources naturelles et humaines » 3.

Toutefois, les viandes, les poissons et les produits laitiers sont des sources uniques de micronutriments spécifiques et essentiels. La réduction de leur consommation soulève un certain nombre de défis nutritionnels 5. Un régime végétarien sera par exemple dépourvu de vitamine B12. La micronutrition personnalisée myNUMEA pourra venir en renfort.

Les 5 actions pour une alimentation plus durable

(WWF)

1. Augmentez la quantité de protéines végétales consommées avec les légumineuses comme les pois, les lentilles, les fèves ainsi qu’avec des céréales complètes, riches en fibres.

2. Réduisez votre consommation de produits d’origine animale. Privilégiez ceux de meilleure qualité, mis en avant par des labels comme le bio, le Label Rouge. En effet, l’augmentation des risques de maladies cardiovasculaires, du diabète de type 2 et de l’obésité est liée à une alimentation riche en protéines animales et en produits ultra-transformés (gras, sucrés, salés) 6. C’est pourquoi une consommation raisonnable sera bénéfique pour l’environnement, tout en vous permettant d’obtenir les micronutriments essentiels comme le fer, les acides aminés, et un bon nombre de minéraux.

3. Augmentez la quantité de fruits et légumes consommés, en privilégiant ceux de saison. Faites le plein de fibres et de vitamines avec des recettes variées. Profiterz de la diversité des fruits et légumes et des nombreux micronutriments qu’ils contiennent.

4. Pour une meilleure diversification alimentaire, réduisez votre consommation de plats industriels. Réalisez des recettes de cuisine « maisons » avec des aliments bruts et locaux. Besoin d’idées de préparation pour le bureau ? Découvrez comment confectionner une lunch-box pleine de micronutriments !

5. En général, privilégiez les produits locaux pour moins de transport et profitez des bons produits de vos petits commerçants.

En conclusion

L’alimentation durable s’apparente à un régime flexitarien, c’est-à-dire une alimentation raisonnée qui permet de consommer des produits de bonne qualité pour suivre un régime équilibré et varié. Privilégiez un maximum les produits locaux de saison pour un impact moindre sur l’environnement.


Manon Razafindrasata
Nutritionniste, chargée de communication

Sources :

(1) Barbier C. et al., (2019), « L’empreinte énergétique et carbone de l’alimentation en France », Club Ingénierie Prospective Energie et Environnement, Paris, IDDRI, 24p.

(2) Régimes alimentaires, enjeu fondamental. (s. d.). WWF France. Consulté le 20 septembre 2021, à l’adresse https://www.wwf.fr/champs-daction/alimentation/regimes-alimentaires

(3) Recommandations alimentaires et durabilité. (s. d.). Food and Agriculture Organization of the United Nations.

(4) McMichael A.J., et al,. (2007), “Food, livestock production, energy, climate change, and health”, Lancet, 370, Oct 6, 1253-63.

(5) Millward D.J. and Garnett T., (2010), “Plenary Lecture 3 : Food and the planet : nutritional dilemmas of greenhouse gas emission reductions through reduced intakes of meat and dairy foods”

(6) Boada, Luis & Henríquez-Hernández, Luis Alberto & Luzardo, Octavio. (2016). The impact of red and processed meat consumption on cancer and other health outcomes: Epidemiological evidences. Food and Chemical Toxicology.